Croyances limitantes: un concept qui te met en danger

Les croyances limitantes ! Ou parfois appelées aussi, blocages psychologiques.

As-tu déjà entendu cette expression toute faite ?
Re-dégueulée connement par la plupart des personnes qui font du développement personnel de guerrier sans finesse.

Qui parfois t’a peut-être même ralenti encore plus que le concept lui-même, sensé t’aider à te libérer de tes blocages.

Dans cet article je vais te démonter le bordel, et te montrer ce qui se cache concrètement derrière cette expression maladroite.

En fait, j’entends plein de choses à propos des croyances limitantes:

  • Que les gens ont des croyances qui les limitent dans leur accomplissement personnel
  • Que c’est ce qui nous empêche d’être heureux et de nous accomplir
  • Qu’elles gouvernent notre vie
  • Qu’il faut combattre ces croyances limitantes
  • Qu’il faut s’en défaire, les rejeter à tout prix

 

En fait, ce terme « croyance limitante », est en soi très limitant en lui-même quand on observe bien 😉 MDR… c’est le serpent qui se mord la queue.

 

POURQUOI CE TERME « CROYANCE LIMITANTE » N’EST PAS BON POUR LES PERSONNALITÉS HYPERSENSIBLES ET ATYPIQUES ?

« Si tu n’y arrives pas à changer ta situation, ou à passer à l’action, c’est par ce que tu as des croyances limitantes (ou des blocages psychologiques). »

Super !!!
J’en fais quoi de ta connerie ?

De cette nouvelle croyance limitante que tu viens  de me foutre dans la tête ?
Celle comme quoi j’ai des croyances qui me limitent dans ma vie ?

Partir pour des heures, des mois, des années d’analyse avec mes super pensées arborescentes et incessantes ?

Personnellement je trouve ça très culpabilisant. Alors qu’à la base ce n’est déjà pas évident à accueillir.

Rahhh le « surfacing » !
Il y en a beaucoup des personnes qui manquent cruellement de sens critique et d’empathie comme ça. Contrairement à ce qu’elles affichent fièrement souvent.

Elles te balancent ça sans même te connaitre, sans te demander comment tu te sent dans cette situation.

Des lèche-vitrines.

Qui vont te re-balancer à la gueule les merdes qu’elles ont récoltées telle quelle.
En te laissant repartir dans la nature avec ça.

Magnifique n’est-ce pas ?

Bon ok, la merde ça peut servir d’engrais pour grandir. Mais trop d’engrais, tue la plante.

 

BREF…

Je vais calmer le ton pour avancer paisiblement 😉
(j’aime bien me lâcher aussi comme ça par moment, c’est sans mauvaises intentions, mais juste pour le style)

Maintenant voyons comment on peut aller plus en profondeur (passer de l’autre côté de la vitrine).

 

DE QUOI PARLE-T-ON DU COUP ?

On a vu comment cette expression toute faite, et souvent mal interprétée, peut être violente, voir dangereuse pour toi.
Mais maintenant que le mal est fait, comment changer son point de vue?

Je vais t’apporter une nouvelle perspective.

Mon point de vue de part mon expérience:

  • de personne atypique, hypersensible, enthousiaste et rebelle (et ex-hyperémotif)
  • d’accompagnant utilisant notamment l’outil du coaching (l’art de poser des questions)
  • de passionné de l’Être humain dans tout ce qu’il Est


Pourquoi ne pas appeler ces pensées, qui parfois nous ralentissent, « des conditionnements frustrants et résistants » ?

Car effectivement, il y a une grande différence entre:

  • quelque chose qui te bloque de face (croyance limitante)
  • et quelque chose qui te tire dans le sens contraire où tu veux aller (résistance)

 

Dans cette notion de blocage, on a potentiellement plus de chance de s’auto-culpabiliser:
« Merde c’est moi qui me fout cette croyance et ce blocage. C’est de ma faute en fait !! »

 

Alors que dans la notion de résistance, on est plus dans quelque chose qui résiste, mais dont nous n’avons aucun contrôle dessus (enfin si, il y a une solution pour sortir de cette énergie. Je t’en parle un peu plus loin).

 

« Une croyance, c’est un conditionnement que nous avons reçu durant notre expérience personnelle. Un concept auquel une part de nous à fini par s’identifier. »  – Fabien Monjo –

 

 

Bien souvent inconsciemment, suite à une grande percussion.
Ou à une multitudes de petites percussions répétées.

Et quand cette pensée, cette énergie, nous empêche de faire quelque chose, qu’est-ce qu’on ressent comme émotion ?

De la FRUSTRATION !!

Et oui ma chère Germaine.
Car c’est bien de penser, mais il est intéressant aussi de ressentir ce qu’il se passe dans notre corps.
Sinon on passe à côté de l’essentiel 😉

 

Et que se passe t’il tant qu’on n’écoute pas cette part de soi ? Qu’on la rejète ? Qu’on la combat ?

Il se créé de la résistance. Car tout ce qui n’est pas entendu nous revient en pleine face un jour ou l’autre.

 

Alors qu’est-ce qu’il faut faire me demanderas-tu ?

Il est important de se poser, et d’écouter cette petite voix qui s’exprime:

  • Qu’est-ce qu’elle te dis ?
  • Comment se sent-elle ? De quoi a-t-elle peur ?
  • De quoi a-t-elle besoin ?
  • Que peux-tu faire pour l’aider à satisfaire ce ou ces besoins ?

 

Il est intéressant d’ouvrir tes oreilles, mais aussi ton coeur.

Pour accueillir ces parts de toi qui se sont identifiées à un conditionnement, et qui potentiellement souffrent.
De détecter les besoins qu’elles ont à satisfaire, au lieu de chercher à les combattre pour les exterminer.

 

C’est la seule façon de t’en détacher définitivement (la plupart du temps).

Sans ça, elles reviendront sans cesse au galop.

 

CE QUE TU DOIS RETENIR DE CET ARTICLE

Nous sommes tous des humains, parfaits dans notre imperfection (même ces pseudos coach Rambo en tutu).
Garde en tête que tu fais de ton mieux, et que tu avances à ton rythme.

Il n’y a pas de croyances limitantes, mais bel et bien des conditionnements frustrants, qui résisteront tant qu’ils n’auront pas été entendus avec le coeur.

L’important, c’est d’écouter et d’accueillir ce qui se présente à soi… tel que c’Est.

 

A TOI DE JOUER MAINTENANT !

Dis moi dans les commentaires, as-tu déjà été confronté à ce genre d’expérience désagréable ?

Partage aussi cet article avec tes proches ou tes connaissances. Il pourra certainement en aider plus d’un à ne pas tomber dans le piège 😃

A très bientôt !

Sensiblement,
Fabien le coach hypersensible motivateur de conscience

Lien pour marque-pages : Permaliens.

7 Commentaires

  1. Bonjour

    Merci pour cet article. j’aime bien le fait d’accueillir et non rejeter.
    Je vois qu’il n’y a pas beaucoup de commentaire.

    Pour moi le fait de re-dégueulée « tu as des croyances limitantes » c’est aussi lié au fait de juger la personne sans comprend sa vie intérieur.
    je trouve que l’on est dans un monde où on juge beaucoup les gens.
    J’ai toujours eu du mal à comprendre l’utilité de juger l’autre.
    Un jour on m’a dit : « c’est bien de juger l’autre cela permet de se détendre »
    Pour moi cela ne me détend pas.

    Bon bref pour répondre à la question : as-tu déjà été confronté à ce genre d’expérience désagréable ?

    On ne m’a jamais dis que j’avais des croyances limitante, mais que j’étais trop extrémiste dans mes valeurs, trop compliqué.
    Après oui j’ai eu des conditionnements, des messages comme il faut être fort, il faut que le travail soit parfait…
    Je me rends compte que tout les messages négatifs m’enferme plus qu’autre chose et que la société, depuis tout petit, m’enferme dans un monde qui ne me plaît pas (où c’est moi qui ne suit pas dans ce monde).

    Maintenant j’apprends à me déconditionner pour être qui je suis et avancer.

    Tout ça c’est mon avis personnel.

  2. Bonjour!
    Je reviens vous demander si vous aviez des idées justement pour que se soit plus simple et plus rapide surtout dans mes relations
    J’aime beaucoup les gens, mais j’ai vraiment du mal à aller vers eux.
    Simplement me donner 2 ou 3 explications très simple pour me envie d’y aller et découvrir
    Bien à vous et merci de me lire

  3. Bonsoir Fabien. Je suis effectivement dans cette situation de blocage qui m’empêche d’avancer et ça depuis plusieurs années et par chance quand je pense enfin m’en sortir,je m’enfonce encore plus. Est-ce des pensées limitantes ou bien une forme de résistance, j’avoue que je ne sais pas. Une chose que je sais c’est que je suis envahie d’émotions et celles-ci me perturbe terriblement dans ma vie social, enfin si j’en ai encore une ! De voir dans le regard des personnes qui m’entoure une certaine lassitude.
    Etre spectateur d’une pièce de théâtre qui n’en finit pas, c’est plutôt pesant !
    Bref je me bats contre vents et marais et pourtant, je vois le rivage sans l’atteindre. Bref j’ai les idées confuses et certainement négatives !Bonne soirée et merci pour ce que tu fais.

  4. Bonjour Fabien!
    Et merci à nouveau pour cet éclairage lumineux et indispensable!
    En effet, je suis confrontée à ce regard sur moi qui me laisse toujours croire que je n’ai pas compris qqch d’évident aux yeux des autres et qui me font culpabiliser. j’ai déjà entendu cette phrase souvent!
    Et ce changement de regard me fait du bien, car enfin quelqu’un me propose un autre angle de vision qui me correspond et me soulage. Depuis ce point de vue décalé (et donc approprié) le sentiment de blocage s’envole et je vois une issue!!!!
    La finesse et la précision, la bienveillance.
    Merci!

    Maud

  5. Bonjour

    Tes vidéos sont très intéressantes et elles font du bien, et comme je m y retrouve oui cela me parle et cela me correspond.En plus les ouvrages que tu as mis en référence (Elen ARON,PETICOLIN….) ont été pour moi et pour beaucoup une clé pour enfin mieux comprendre « notre sensibilité »….Tes vidéos simples et avec le sourire apportent du baume….et permets moi de te le dire en toute amitié : Tu es beau.Encore merci

  6. Le problème est que je veux être sensible aux autres et non un éléphant dans un magasin de porcelaine. Justement parce que je suis une personne où le monde entier semble croire que je suis un dépotoire public pour toutes les « saloperies » verbales ou non. Dans ces cas, je reste muette et raide, car répondre serait une offence à mon intelligence et aussi à l’effet boumerang. Ce serait le contraire à tout ce que je suis réellement. J’ai appris un moyen qui me convient. Je me vois debout dans un cercle les bras ouverts et je danse en rond. Cet espace, c’est le mien et les autres doivent rester dehors.
    Il est bon de savoir, que d’autres personnes sont dans la même position et qu’elles cherchent aussi des solutions.

  7. Oui, effectivement, ça a été longtemps un problème pour moi. J’ai eu un certain nombres de déclics et aujourd’hui j’ai réussi à me détacher d’un certain nombre de croyances (que j’assimile à du lavage de cerveau personnellement). Je connais le terme de « croyance limitante » que depuis peu, donc cela n’a pas eut d’incidence sur mon cheminement. C’est grâce à plusieurs questions que je me suis posée, en remettant en question les attentes de la société et de mon entourage, que j’ai fini par faire un constat tout simple: pourquoi je fais ça? Qu’est-ce que cela m’apporte? Et de constater que je faisais les choses pour les autres uniquement m’a fait changer de cap. Mon souci aujourd’hui c’est surtout le regard des autres. Quand je suis seule avec moi-même, je me sens en accord avec mes choix qui ne sont pas forcément conventionnels. Mais lorsque je suis face aux autres, j’ai du mal à l’exprimer et à le faire respecter. J’en ressens beaucoup de colère, contre moi car je n’arrive pas à me libérer de leur regard alors qu’au fond de moi j’aimerai en avoir rien à foutre, et contre les autres car je les sens fermés, sur le jugement en permanence. Résultat je me ferme et me complais avec ma seule compagnie, tout en souffrant du manque de relation et d’échange avec les autres. Nourrissant un peu plus ma colère… Un cercle vicieux! Bref, j’avais besoin d’en parler!

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